Vive la crise


La Californie ébranlée par la crise


Le CAC 40 au plus bas depuis 2003
oins 4,48 % pour Paris, - 5,33 % pour Londres, - 3,48 % pour Francfort. L'ensemble des grandes Bourses européennes a clôturé en forte baisse, lundi 2 mars. A Wall Street, l'inquiétude était aussi palpable avec un Dow Jones qui, à 17h40, perdait 2,97 % et passait sous la barre des 7 000 points pour la première fois depuis octobre 1997. Cette chute générale a pour origine le déluge de mauvais indicateurs économiques et des craintes pour la santé des groupes financiers qui se sont accumulés dans la journée.
Aux Etats-Unis, l'assureur américain AIG a annoncé une perte nette record de 61,7 milliards de dollars au quatrième trimestre, frôlant les 100 milliards de dollars de pertes pour 2008. Pour parer au pire, le Trésor américain a dévoilé de nouvelles mesures de soutien dont une rallonge de 30 milliards de dollars et une prise de participation dans deux filiales du groupe. L'organisme de refinancement hypothécaire américain Freddie Mac a de son côté confirmé qu'il comptait réclamer une rallonge de 30 à 35 milliards de dollars au Trésor.
Au Royaume-Uni, HSBC, réputée pourtant pour sa solidité financière, a dû annoncer une augmentation de capital de 12,5 milliards de livres (14,1 milliards d'euros) après une chute de 70 % de son bénéfice net. Elle va de plus supprimer 6 100 emplois aux Etats-Unis. Cette augmentation de capital est la plus grosse jamais réalisée en Grande-Bretagne.

En Allemagne, le constructeur automobile Volkswagen a prévenu qu'il s'attendait à un recul de ses bénéfices cette année, après avoir vu son bénéfice net grimper de plus de 15 % en 2008, à 4,8 milliards d'euros.
En France, la situation économique s'assombrit : Paris s'attend, en 2009, à un recul du PIB de 1,5 % (contre - 1 % attendus jusqu'ici) et à "plus de 300 000 destructions d'emplois", selon la ministre de l'économie, Christine Lagarde.

L'Italie a, elle, annoncé une baisse de son PIB de 1 % en 2008, la pire depuis 1975, due à un recul des exportations de 3,7 %.

Dans la zone euro, l'inflation a également légèrement accéléré en février, à 1,2 % sur un an, selon une première estimation de l'office européen des statistiques Eurostat.

L'EURO PERD DU TERRAIN
Sur le marché des changes, l'euro perdait du terrain, lundi, face au dollar et au yen, après le rejet, dimanche, par les dirigeants européens de l'idée d'un grand plan d'aide pour l'Europe de l'Est. Craignant de voir "un nouveau rideau de fer" couper l'Europe en deux, le premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany avait plaidé, dimanche, pour un programme doté de 190 milliards d'euros. Mais sa demande a été écartée par la plupart de ses partenaires.

Les ventes automobiles ont poursuivi leur dégringolade en février en Europe : elles ont baissé de 13,1 % en France et ont reculé de 48,8 % en Espagne. En zone euro, l'activité du secteur manufacturier a continué de se détériorer en février, avec un recul légèrement plus fort que prévu de l'indice des directeurs d'achat (PMI). L'indice PMI a reculé de 0,9 point, à 33,5 points, plus bas niveau jamais enregistré en onze années et demi d'existence.

SEULE ECLAIRCIE: LA CONSOMMATION DES MENAGES AMERICAINS

En Corée du Sud, la production industrielle a diminué de 25,6 % sur un an. Au Japon, le marché automobile s'est effondré de 32,4 % en février. Egalement le mois dernier, les allocations chômage ont atteint un montant record à Taïwan. Reflet de la paralysie économique, les ventes mondiales d'ordinateurs devraient reculer de 11,9 % cette année, à 257 millions d'unités, soit le plus fort déclin de leur histoire, selon l'institut d'études Gartner.
Seule éclaircie au tableau, les dépenses de consommation des ménages américains ont augmenté en janvier de 0,6 % par rapport à décembre, mieux que prévu par les analystes, après six mois consécutifs de baisse. Mais l'activité dans l'industrie aux Etats-Unis a continué de se contracter en février.


LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.09

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Après la crise financière, la guerre civile ?
Préparez-vous à "quitter votre région"...
LE MONDE | 26.02.09 | 13h44  •  Mis à jour le 26.02.09 | 21h12

a crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C'est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.
Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale", les experts prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible."

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l'intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L'Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. "Il y a 200 millions d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s'est déjà manifestée via les gangs", rappelle Franck Biancheri, à la tête de l'association. Les experts du LEAP décèlent d'ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l'Europe, "où la dangerosité physique directe restera marginale", selon eux.


FAIRE DES RÉSERVES


Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d'énergie, de nourriture, d'eau, dans les régions dépendantes de l'extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n'avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l'enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l'association décrivait ainsi la venue d'une "crise systémique mondiale", initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l'effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de - 50 % à - 20 % en un an), puis de l'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une "très Grande Dépression" aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? "Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe", admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une "dernière chance" selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d'action "convaincant et audacieux". Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d'affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique...


Claire Gatinois
Article paru dans l'édition du 27.02.09

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CAC403                                     226,53                        -6,28%

DOW JONES8                              579,19                        -7,33%

1 €                                           1,3591$                      +0,22%

OR                                           ($)923,19                   +0,51%

BARIL PÉTROLE NEW-YORK            ($)87,27                      -0,10%






Plongeon vertigineux des bourses européennes































































































 

LEMONDE.FR avec AFP | 10.10.08 | 09h25  •  Mis à jour le 10.10.08 | 10h22


Après les pertes record enregistrées d'abord à Wall Street jeudi soir, puis en Asie pendant la nuit, les Bourses européennes se sont effondrées dès l'ouverture, vendredi 10 octobre.

A Paris, le CAC 40 s'est enfoncé très rapidement, ouvrant à - 6,36 % puis tombant à - 7 %, - 8 %, puis - 9,77 % en moins de dix minutes. Francfort et Londres connaissaient des chutes similaires. Le DAX ouvrait à - 5,99 % et plongeait au-delà des 10 %, quand Londres qui avait débuté presque à l'équilibre à 0,06 %, tombait à - 10,20 %, sous les 4 000 points, pour la première fois depuis 2002. Il est d'usage de parler de krach lorsqu'un indice baisse de plus de 10 %.

 Les trois places se sont ensuite reprises et freinaient leurs pertes, pour atteindre, peu avant 10 heures, - 7,87 % à Paris, - 8,13 % à Francfort et - 6,33 % à Londres, où la livre sterling est tombée à son plus bas niveau face au dollars depuis 2003, à 1,6792 dollar.

Milan, Madrid, Bruxelles connaissaient des pertes équivalentes, alors qu'à Vienne la cotation a été suspendue jusqu'à midi au moins, plusieurs valeurs chutant de plus de 10 % dès les premiers échanges. A Moscou, les deux Bourses avaient annoncé vendredi matin, avant même l'ouverture, qu'elles resteraient fermées toute la journée.

PRESSION SUR LA RÉUNION DU G7

Alors que les baisses de taux concertées de six grandes banques centrales occidentales annoncées mercredi n'ont donc pas produit l'électrochoc espéré pour endiguer la spirale baissière, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé vendredi une nouvelle offre de prêt de liquidités aux banques d'un montant de 100 milliards de dollars, remboursable dans quatre jours, pour tenter à nouveau de calmer la panique qui règne sur les marchés. Jeudi, une opération similaire de la BCE n'avait pas empêché les marchés boursiers européens de rester dans le rouge après un rebond initial : Londres avait terminé en recul de 1,21 %, Francfort de 2,53 %, Paris de 1,55 %. 

Après le krach de Tokyo, qui a plongé de -10,64 % à la mi-séance vendredi matin avant de terminer en baisse de 9,62 %, son plus bas niveau depuis 1987, les krachs à Francfort et Londres vont renforcer la pression sur la réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays les plus industrialisés (G7) qui doit débuter à Washington à 14 heures, heure locale (20 heures, heure de Paris).

Dans une tribune publiée vendredi matin dans le Times, le premier ministre britannique, Gordon Brown, appelle les gouvernements du monde entier à suivre l'exemple du Royaume-Uni dans son initiative "révolutionnaire" pour secourir le système bancaire. Il écrit notamment qu'il n'aurait jamais imaginé devoir un jour nationaliser partiellement des banques britanniques, mais que "ces temps nouveaux nécessitent de nouvelles idées". "Nous devons abandonner les dogmes périmés et adopter de nouvelles solutions", préconise-t-il.

Les Etats-Unis pourraient se retrouver en position d'accusés vendredi soir, face aux autres membres du G7 (Allemagne, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon).




Vidéo L'or, une valeur refuge

 
Minute par minute Le suivi de la crise financière


Les faits Les Bourses asiatiques "au-delà de la panique"


Revue de Web La crise financière sur le Web


Forum La crise financière


Edition spéciale La crise financière





Michel Rocard, ancien premier ministre

Michel Rocard : "La crise actuelle est née en 1971"

LE TEMPS.CH | 22.10.08 | 17h41  •  Mis à jour le 22.10.08 | 17h48



Au-delà des crédits immobiliers subprimes, on a le sentiment que la crise financière remonte à plus loin... Quelle est votre explication ?


Il y a un consensus presque absolu sur les causes techniques de la crise actuelle. Les banques américaines ont caché les crédits immobiliers douteux dans des packages contenant 15 à 20 % d'actifs douteux, camouflés dans des avoirs sains, qu'on a ensuite vendus comme des actifs financiers uniques. Aujourd'hui, aucune banque n'est en état de mesurer son degré d'incertitude, et encore moins celui du voisin.

Pourquoi ça s'est passé comme ça ?


Je suis convaincu qu'il faut remonter au décrochage du dollar et de l'or en 1971. Il a entraîné un manque de repères fixes qui a poussé le monde financier à inventer de plus en plus de mécanismes pour se prémunir contre les aléas de change. Ils sont regroupés sous le nom de produits dérivés. Petit à petit, le taux d'incertitude de ces produits est devenu trop grand et on a eu un effet de bulle...

Pardon, vous suggérez de revenir à l'étalon or ?

On ne peut pas ! Malheureusement, c'est le passé. On ne sortira pas des difficultés actuelles sans trouver quelque chose de nouveau. De 1945 à 1975, dans tous les Etats développés, le capitalisme avait une croissance de 5 % par an, il ne connaissait jamais de crise financière et tout le monde était en plein emploi. Nous sommes maintenant dans un capitalisme qui s'essouffle pour atteindre la moitié de cette croissance, sans y parvenir, qui connaît une crise financière gravissime tous les quatre ou cinq ans, et où tous les pays ont un quart de leur population fragilisée devant le travail. Ma question est : peut-on rafistoler le système bancaire sans remédier à cette anémie générale de l'économie physique ?

Pourquoi le capitalisme s'est-il essoufflé ?

L'équilibre entre partenaires du jeu économique a changé. C'est le résultat de deux siècles d'histoire du capitalisme. Quand il est né – dans les années 1810-1840 – on s'est aperçu que le système était cruel et injuste. Assez vite naît une riposte du monde du travail, qui prend la forme des coopératives, des mutuelles, des syndicats, du mouvement socialiste. Leur souci est de se débarrasser du capitalisme. Mais le capitalisme a gagné. Sous la pression ouvrière, mais pas seulement, son efficacité prodigieuse a été mise au service de la lutte contre la cruauté sociale.

Le système est ainsi fait qu'il est instable. C'est même sa caractéristique principale. La crise des années 1929-1932, et la guerre qui a suivi, a rallié les cervelles à l'idée qu'il fallait le stabiliser. L'accord s'est fait dans le monde sur trois stabilisateurs. Le premier, c'est la sécurité sociale. L'Anglais Beveridge a théorisé qu'en faisant des retraites, de l'assurance chômage, de l'assurance maladie, des prestations familiales, on contribuait à stabiliser le système. Le deuxième régulateur, c'est celui de Keynes : au lieu de gérer les budgets et la monnaie sur la base de comptes nationaux, il faut les utiliser pour amortir les chocs extérieurs. Cette idée explique l'absence de crise pendant les trente années qui suivent. Le troisième régulateur, le plus ancien, c'est celui d'Henry Ford, et il tient en une phrase : "Je paie mes salariés pour qu'ils achètent mes voitures." Mis ensemble, à la fin de la Second Guerre mondiale, ces trois stabilisateurs vont donner le compromis social-démocrate, qui a duré trente ans.

Mais ce compromis a été abandonné depuis longtemps...

Les actionnaires ont fini par considérer qu'ils étaient mal traités. Ils ne venaient pas aux assemblées générales – on en rigolait, d'ailleurs. Ça a changé quand se sont créés les fonds de pension qui regroupent des milliers, des millions d'actionnaires. Ils ont envahi toutes les assemblées, en se moquant des problèmes internes de l'entreprise, et en disant "je veux plus". Dans la foulée se créent les fonds d'investissement, plus petits mais beaucoup plus incisifs, et les fonds d'arbitrage, les hedge funds.

Ces fonds ont créé une vaste pression sur les managers. Ils disaient : "Si vous ne payez pas plus, on vous vire." Puis il y a eu un mouvement plus puissant encore, celui des OPA. Celui qui ne distribue pas assez à ses actionnaires devient "opéable". Il en a résulté une externalisation formidable de la main-d'œuvre, qui a rendu précaire un quart de nos populations. Au final, cela donne une économie fatiguée, minée par la méfiance, où l'idée de fidélité à l'entreprise commence à disparaître et où la croissance ralentit.

Y a-t-il des moyens d'en sortir ?

Tout commence par la prise de conscience et le diagnostic. Ce diagnostic doit être scientifique et internationalement partagé. Aussi longtemps que les chefs d'entreprises productives se laisseront intoxiquer par la propagande bancaire, alors que leurs intérêts sont souvent antagonistes, aussi longtemps que les médias nieront le diagnostic, il n'y aura pas de remède.

Le repli national, c'est l'assurance déclin, l'assurance récession, parce que nos économies sont interdépendantes. L'économie administrée, on sait bien que ça ne marche pas. Interdire les produits dérivés, à mon avis ce n'est pas possible, car ils font fonctionner le système. Donc il faut une longue réflexion, qui doit comprendre un aspect éthique. La confiance ne peut pas revenir quand le PDG ou le banquier, qui gagnait 40 fois plus que ses salariés pendant les deux premiers siècles de capitalisme, gagne 350 à 500 fois plus. Il faut reconnaître que le moteur de la croissance, c'est la consommation des ménages. Cela implique le retour de la masse salariale à un niveau plus élevé : en moyenne, sa part dans le PIB a perdu 10 % en vingt-cinq ou trente ans.

Il faudra aussi fournir un élément scientifique pour condamner l'espoir d'une rentabilité à 15 %, alors que le PIB croît de 2 % par an. Cet objectif de 15 % est un objectif de guerre civile. Or, il a été formulé par les professionnels de l'épargne et personne n'a rien dit. Aujourd'hui, si on ne trouve pas d'inflexion, on est dans le mur. Le déclin du Bas-Empire romain a commencé comme ça...

Comment jugez-vous l'action de l'Europe dans cette crise ?

Elle a fait preuve d'une inventivité inhabituelle. Mais ce ne sont pas les institutions européennes qui ont fonctionné. La Commission se tait. Le Conseil des ministres n'a pas été sollicité. Un type talentueux, qui s'appelle Nicolas Sarkozy, a exploité la convergence des volontés de quelques grands Etats européens. La zone euro nous a protégés. Sans l'euro la crise serait infiniment plus grave. Elle a trouvé un bon conseiller en la personne de Gordon Brown, avec son invention géniale de garantie publique aux prêts interbancaires.

A ce propos, je viens d'apprendre une nouvelle délicieuse : le principal conseiller financier de Gordon Brown serait Alan Greenspan [ancien président de la Réserve fédérale américaine]. Or, c'est le surcroît de liquidités qu'il a créé qui a permis aux banques de prendre tous ces risques. Il y a de quoi sourire.

Vous êtes encore plus sévère envers l'économiste ultralibéral Milton Friedman...

Friedman a créé cette crise ! Il est mort, et vraiment, c'est dommage. Je le verrais bien être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. Avec son idée que le fonctionnement des marchés est parfait, il a laissé toute l'avidité, la voracité humaine s'exprimer librement.

Propos recueillis par Sylvain Besson (Le Temps.ch)




Les faits Un premier sommet pour réformer la finance mondiale


 Edition spéciale La crise financière



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