Ig Nobel 2008 : des Français à l'honneur pour un saut de puce

Publié le par bozon le clown



Le 3 octobre a eu lieu la 18ème remise des Ig Nobel qui récompensent des recherches improbables.

L'Ig nobel de Biologie a été décerné cette année à des français de l'école nationale vétérinaire de Toulouse pour une étude tout à fait intéressante sur les puces : A quelle distance peut sauter une puce ?

La réponse n'est pas la même pour la puce du chien, Ctenocephalides canis, et pour la puce du chat, C. felis felis. Les bonds de la première varient de 3 à 50 centimètres tandis que la seconde se contente de 2 à 48 centimètres. La différence est faible, certes, mais l'observation patiente et la statistique montre nettement la supériorité de la puce du chien, dont les sauts moyens atteignent 30,4 +/- 9,1 centimètres, contre seulement 19,9 +/- 9,1 centimètres pour sa collègue.

Pour les passionés, l'article (en langue anglaise) est disponible ici : article

Les autres prix décernés dont certains tout aussi intéressants, notamment l'Ig Nobel d'économie (!) sont présentés ci-dessous.

Nutrition : revient à Massimiliano Zampini, de l’Université de Trente et Charles Spence de l’Université d’Oxford pour leurs recherches sur la sonorité de la nourriture.

Paix : le prix est décerné au comité d’éthique sur la biotechnologie non-humaine de la confédération helvétique pour avoir établi légalement que les plantes avaient une dignité.

Archéologie  : Astolfo G. Mello Araujo et José Carlos Marcelino de l'Université de São Paulo, pour avoir mesuré les effets nocifs du tatou sur le contenu des sites de fouilles archéologiques.

Médecine : Dan Ariely (Duke University) qui a démontré qu’un placebo au tarif très élevé était plus efficace qu’un placebo au prix peu élevé.

Sciences cognitives : Toshiyuki Nakagaki (université d’Hokkaido), Hiroyasu Yamada (Nagoya), Ryo Kobayashi (Hiroshima), Atsushi Tero de la Japan science and technology (JST/Presto), Akio Ishiguro de l’université Tohoku et Ágotá Tóth de l’université de Szeged en Hongrie, qui ont découvert que les mycétozoaires pouvaient trouver la sortie d'un labyrinthe.

Économie : Geoffrey Miller, Joshua Tybur et Brent Jordan de l’université de New Mexico pour avoir découvert que le cycle d’ovulation d’une danseuse de danse contact pouvait avoir un effet sur le montant de ses pourboires.

Sciences physiques : Dorian Raymer, des observatoires océaniques de l’institution Scripps et Douglas Smith de l’Université de Californie à San Diego, pour avoir prouvé mathématiquement que les tas de cheveux, de cordes ou de presque n’importe quoi d’autre finissaient inévitablement par s’emmêler en nœuds.

Chimie : à Sharee A. Umpierre de l’université de Puerto Rico, Joseph A. Hill, des centres de fertilité de Nouvelle-Angleterre et à Deborah J. Anderson de l’université de médecine de Boston et de la Harvard medical school pour avoir démontré que le Coca-Cola était un spermicide efficace. Le prix est aussi remis aux chercheurs taïwanais Chuang-Ye Hong, C.C. Shieh, P. Wu, et B.N. Chiang qui ont de leur côté établi que le Coca-Cola n’était pas un spermicide efficace.

Littérature : David Sims, de la Cass Business School (Londres) pour son étude joliment écrite et intitulée You Bastard: A Narrative Exploration of the Experience of Indignation within Organizations. (traduction approximative : Espèce de salaud ! Une exploration narrative de l’expérience de l’indignation au sein des organisations).

Publié dans la science

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le migou 06/11/2008 15:40

en rapport direct avec l'ig nobel d'économie:

http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/2008/10/mercredi-cest-pourri.html

professeur tournesol 06/11/2008 00:19

effectivement, c'est vraiment très intéressant. Et est-ce que les mycétozoaires peuvent replier une carte Michelin du premier coup?